LA VISITE

C'est le grand jour de la visite de la Monument Valley. Nuit fraîche, je dors avec mon bonnet. Heureusement que j'ai un super duvet. Le plus dure c'est de s'en extirper le matin. Je me réveil vers 6h. Je reste un moment a émergé. Mon excursion part à 7h45. C'est Lary, un indien Navajo de quarante ou cinquante ans je ne saurai dire (si ça se trouve il en a 30 vu les conditions climatiques d'ici) qui sera mon guide. Nous récupérons 5 personnes de plus et c'est parti. Vraiment l'excursion fut top et ca m'a permis de réellement visiter la Monument Valley, d'avoir accès à des endroits interdits sans guide, d'avoir les explications de Larry.

La Monument Valley fait partie des terres sacrés des indiens. Un lieux rempli de magie, de mystères. Eux même n'en connaissent pas tous les secrets. Les premiers indiens, les Anasazi ont vécu ici, il y a bien longtemps, laissant des traces sur les murs, des maisons en pierre contre les flancs de ces grands rochers. Les Navajo ont peur de s'en approcher. Ils sont très superstitieux et pensent que si les Anasazis ont disparus c'est qu'il devait y avoir une malédiction sur eux. Ils ne savent pas déchiffrer les symboles sur les murs. Une culture perdue. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre les Navajo et les nomades de Mongolie. Des milliers de kilomètres les séparent mais il y a des similitudes frappantes. Leur habitat par exemple. L'ouverture toujours à l'est pour accueillir les premiers rayons du soleil, une bénédiction. La façon de circuler à l'intérieur. Toujours dans le sens contraire des anguilles d'une montre. Le lien très important à la terre. Comment des peuples si éloignés peuvent ils partager les mêmes rituels ? Une sorte de langage universelle sans doute, une intuition inée que nous avons tous mais que nous avons perdu dans nos grandes villes. Plus de points de repères, plus rien de naturel. Des formes rectangulaires un peu partout. Plus ces rochers à la silhouette étrange, tantôt trois soeurs regardant vers l'horizon, tantôt un dragon, le visage d'un viel homme ou un fier guerrier se tenant prêt pour le combat. Nous avons oublié comment regarder la nature, comment interpréter les signes qu'elle nous laisse.

Ici il y a des familles indiennes qui vivent. Au milieu de nul part. Ils sont là depuis toujours et ont eu l'accord du gouvernement pour y rester en paix. Jusqu'à quand... Ils vivent en fonction du temps. Un hiver froid, un printemps pluvieux, c'est une bénédiction, l'assurance d'eau pour eux et leur bétail.

L'année dernière fut une saison sèche. 200000 chevaux sauvages moururent dans la vallée. Il y en a beaucoup ici. Ils circulent librement mais sont farouches, très intelligents. Très dure de les approcher. Encore plus de les capturer. Cependant si on y arrive le cheval est a nous. Voilà un truc que j'aimerai bien faire. Capturer mon cheval... Une autre fois peut être.

Premiers rayons de soleil 

Premiers rayons de soleil 

Gouldings au reveil

Gouldings au reveil

Retour dans la vallée 

Retour dans la vallée 

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The poor lonesome Navajo

The poor lonesome Navajo

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Le plus claire était une teigne. Il essayait de me mordre tout le temps

Le plus claire était une teigne. Il essayait de me mordre tout le temps