LA VISITE

C'est le grand jour de la visite de la Monument Valley. Nuit fraîche, je dors avec mon bonnet. Heureusement que j'ai un super duvet. Le plus dure c'est de s'en extirper le matin. Je me réveil vers 6h. Je reste un moment a émergé. Mon excursion part à 7h45. C'est Lary, un indien Navajo de quarante ou cinquante ans je ne saurai dire (si ça se trouve il en a 30 vu les conditions climatiques d'ici) qui sera mon guide. Nous récupérons 5 personnes de plus et c'est parti. Vraiment l'excursion fut top et ca m'a permis de réellement visiter la Monument Valley, d'avoir accès à des endroits interdits sans guide, d'avoir les explications de Larry.

La Monument Valley fait partie des terres sacrés des indiens. Un lieux rempli de magie, de mystères. Eux même n'en connaissent pas tous les secrets. Les premiers indiens, les Anasazi ont vécu ici, il y a bien longtemps, laissant des traces sur les murs, des maisons en pierre contre les flancs de ces grands rochers. Les Navajo ont peur de s'en approcher. Ils sont très superstitieux et pensent que si les Anasazis ont disparus c'est qu'il devait y avoir une malédiction sur eux. Ils ne savent pas déchiffrer les symboles sur les murs. Une culture perdue. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre les Navajo et les nomades de Mongolie. Des milliers de kilomètres les séparent mais il y a des similitudes frappantes. Leur habitat par exemple. L'ouverture toujours à l'est pour accueillir les premiers rayons du soleil, une bénédiction. La façon de circuler à l'intérieur. Toujours dans le sens contraire des anguilles d'une montre. Le lien très important à la terre. Comment des peuples si éloignés peuvent ils partager les mêmes rituels ? Une sorte de langage universelle sans doute, une intuition inée que nous avons tous mais que nous avons perdu dans nos grandes villes. Plus de points de repères, plus rien de naturel. Des formes rectangulaires un peu partout. Plus ces rochers à la silhouette étrange, tantôt trois soeurs regardant vers l'horizon, tantôt un dragon, le visage d'un viel homme ou un fier guerrier se tenant prêt pour le combat. Nous avons oublié comment regarder la nature, comment interpréter les signes qu'elle nous laisse.

Ici il y a des familles indiennes qui vivent. Au milieu de nul part. Ils sont là depuis toujours et ont eu l'accord du gouvernement pour y rester en paix. Jusqu'à quand... Ils vivent en fonction du temps. Un hiver froid, un printemps pluvieux, c'est une bénédiction, l'assurance d'eau pour eux et leur bétail.

L'année dernière fut une saison sèche. 200000 chevaux sauvages moururent dans la vallée. Il y en a beaucoup ici. Ils circulent librement mais sont farouches, très intelligents. Très dure de les approcher. Encore plus de les capturer. Cependant si on y arrive le cheval est a nous. Voilà un truc que j'aimerai bien faire. Capturer mon cheval... Une autre fois peut être.

Premiers rayons de soleil 

Premiers rayons de soleil 

Gouldings au reveil

Gouldings au reveil

Retour dans la vallée 

Retour dans la vallée 

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The poor lonesome Navajo

The poor lonesome Navajo

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Le plus claire était une teigne. Il essayait de me mordre tout le temps

Le plus claire était une teigne. Il essayait de me mordre tout le temps

ON S'EMMERDE

Hier, le 16 avril, j'ai passé une journée à ne rien faire. J'ai essayé de faire quelques balades mais il n y en a pas. Je suis allé visité le musée à l'hôtel Goulding. 3 pièces ça va assez vite. Ce type, Goulding, a décidé je ne sais pas comment de s'installer là, dans la Monument Valley dans les années 20. Il n'y avait rien, pas d'eau, c'était une terre indienne et il a réussi à acheté une partie des terres. Il est venu avec sa femme et ils ont construit une petite maison dans laquelle ils ont vécu. Dans les années 30 il est allé voir John Ford, réalisateur de westerns, à Hollywood, pour lui montrer des photos de la Monument Valley et l'inciter à tourner des films là-bas. Ça a marché. Le premier western avec John Wayne fut tourné en 1936. Ce n'est pas la première fois que je suis impressionné par la ténacité de certains hommes ou femmes. Cette volonté inflexible, cette force de croire toujours en son rêve malgres tout. J'avais été frappé de la même façon lorsque je suis allé voir la statue de Crazy Horse sculptée dans la montagne dans le Dakota su Sud.

Les indiens voulaient laver l'affront fait sur le Mont Rushmore, une de leur montagne les plus sacrée au milieu du centre de leur monde, les Blacks Hills. Le gouvernement avait commandé à Gutzom Borglum (quel nom...) une sculpture monumentale représentant le visage de 4 présidents américains. Une offense que les indiens n'ont jamais digérés.

Korczak Ziolkows, qui lui aussi avait un nom à coucher dehors, décida d'aider les indiens et de leur sculpter, à son tour, leur montagne. Les indiens choisir la figure de Crazy Horse, un de leur plus grand chef et Ziolkows se mit au travail, seul. Il sculta à coup de dynamite, de marteau piqueur sans relâche, deblayant les gravats, montant descendant les échelles chargé de pierres. Un jour il se maria, eu 5 ou 6 enfants et ils continuèrent en famille à travailler. La statue est loin d'être achevé, les indiens refusent toute aide du gouvernement, il y en a encore sûrement pour des décennies mais j'admire la force de conviction de ces hommes.

Pour en revenir à nos moutons après ma visite du musée , j'ai fait des tours entre ma tente et le resto de l'hôtel. Le temps était gris et avec pas mal de vent. Impossible de rester dehors pour lire, trop froid. Je me suis pas mal emmerdé mais je pense qu'il faut accepté les moments où il ne se passe rien.

J'ai décidé, à contre coeur, de prendre une excursion pour le lendemain. Pour visiter la Monument Valley vraiment et pas la survoler comme je l'ai fait hier. Pas le choix.

Je rentre au camp, je me lance dans une petite lessive histoire de ne pas trop sentir le bouc en arrivant à LA. A peine accroché mon linge il commence à pleuvoir. J'attends que la pluie s'arrête et je prépare mon dîner. Un plat de pâtes, 10mn de cuisson. A la moitié du temps je me dit : "avec la chance que j'ai je ne vais plus avoir de gaz pour cuir les pâtes" et bingooooooo. 1 mn après le feu s'éteint. Je mangerai des pâtes al dente ce soir. Pas mal de pouasse en ce moment. Mauvais cycle pour moi. Peut etre que c'est depuis ce passage sous ces arches. Peut être suis je dans une mauvaise dimension. Après le repas j'emprunte près de mon campement un sentier qui monte à un point de vue. A un moment il bifurque vers une Arche. J'y vais. Très impressionnant. Une arche cachée, très étrange. Un endroit vraiment mystérieux. Il est tard, le soleil s'est couché. Être là seul c'est très fort. Je ressens la puissance des lieux. J'imagine des cérémonies pratiquées ici il y a bien longtemps. Je vois l'hôtel, le cercle ou les anciens devaient s'assoir pour raconter leurs histoires, pratiquer leurs rites. Je me receuil ici. Je décide d'emprunter de nouveau l'arche en espérant repasser dans un monde plus clément pour moi. On verra bien.

La maison que les Gouldings se sont construite

La maison que les Gouldings se sont construite

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Quand j'aurai mon permis je me prendrai un truc comme ça pour remplacer ma tente

Quand j'aurai mon permis je me prendrai un truc comme ça pour remplacer ma tente

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Le fast food du coin

Le fast food du coin

Sexy Navajo

Sexy Navajo

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Je pense que Steve prendrait un thermos de café 

Je pense que Steve prendrait un thermos de café 

VERS LA MONUMENT VALLEY

Ça y est, je suis enfin arrivé à la Monument Valley. C'est con je sais mais c'est un truc que je voulais voir. Un souvenir des films de mon enfance je pense. Un de ces endroits qu'on connaît sans jamais y avoir été.

Mon chauffeur, Cliff, est un chic type, un gars de plus de 60 ans je pense, ancien chauffeur poids lourds qui a du renquiller car il n'arrivait pas à joindre les deux bouts donc il fait des courses comme ça de temps en temps pour mettre du beurre dans les épinards. Il connaît bien la région, me parle de différents trucs que j'oublie 5 mn après. Avant il travaillait dans une mine d'uranium qui a fermé du jour au lendemain car il était moins cher d'acheter de l'uranium que de l'extraire au final. Il est parti au Texas puis en Arizona et est revenu en Utah il y a quelques années. Beaucoup d'américains font ça. J'en ai rencontré plusieurs fois qui traversaient tout le pays, parfois allaient jusqu'en Alaska pour trouver du travail.

Mes craintes sont confirmés, la route est un enfer pour un vélo chargé comme un mulet. J'ai bien fait de ne pas faire la bourrique pour une fois. Avec le temps je crois que j'apprends 😉.

Près de la Monument Valley nous croisons des chevaux sauvages. Il y en a beaucoup ici. Parfois ils se font écrasés sur la route. C'est très dangereux.

D'ailleurs les gars roulent comme des malades. J'en ai fait l'expérience à vélo, c'est parfois flippant.

Nous arrivons enfin à mon campement. Cliff me laisse, il passera me reprendre dans 3 jours (j'espère...). Petit emplacement cool, je suis le seul. Pas le grand luxe mais au moins je ne suis pas isolé et il y a une épicerie à environ 2 km donc parfait pour faire mes courses et manger un truc.

J'installe ma tente et pars à la découverte de cette terre si souvent rêvée.

Ici c'est une terre Navajo. Une terre sacrée. Un des four corners. On ne peut aller que sur les chemins autorisés c'est à dire en gros nul part. La moindre randonnée, le moindre tour nécessite la présence d'un guide et comme d'habitude ici tout est cher et commercial à fond.

Ça me saoul.

Je pars donc de mon campement dans le cœur du poulet qui est à environ 7 miles soit 11km. 11km de route. Bon je fais des photos c'est toujours ça, mais le chemin n'est pas vraiment passionnant. J'arrive enfin à la Monument Valley. C'est assez joli mais je pense que je suis devenu un éternel insatisfait et puis ça faisait tellement longtemps que je fantasmé le truc qu'au final c'était un peu normal d'être déçu. Ne vous méprenez pas, c'est très fort comme paysage mais je pense que tout ce qui va autour m'enlève une grande partie de satisfaction.

Enfin je fais le seul trail qu'on puisse faire seul à pieds. 4 miles de plus. 6,5km en speedant car après il faudra bien rentré.

Là c'était cool. Quasiment personne vu que les gens ne se déplacent qu'en bagnole ou sont trop gros pour marcher. Je suis vraiment passé juste à côté des fameux rochers mythiques de la monument valley. J'aurai même pu les toucher mais pas le temps.

Joli ballade mais faut rentrer maintenant. Encore 7 miles, 11km.

J'essaie de faire du stop mais personne ne me prends. Je cours pendant 2 ou 3 km histoire de gagner du temps. Je suis plutôt naze. Enfin j'arrive et me tape un tacos Navajo dans la buvette du coin. Un beignet géant creux, rempli de pleins de trucs (tout ce qui restait dans les assiettes des anciens clients sûrement). Pas mauvais mais je comprends mieux pourquoi ils sont tous gros ici. C'est coca à volonté, nourriture fritte et pleine de gras et le moindre déplacement se fait en voiture. On est très très loin de L'image d'Épinal de l'indien guerrier sur son fier destrier. 

Je retourne sous ma petite tente encore une fois battu par le vent mais rien de comparable à mon expérience passée et puis je m'en fou. Je suis trop fatigué. Je veux juste dormir. J'ai du me faire 28km facilement aujourd'hui.

J'ai l'impression que ce voyage me dit David.... Passe ton putain de permis de conduire bordel.

Sympathique ouvrier qu'on n'a pas envie d'embêter 

Sympathique ouvrier qu'on n'a pas envie d'embêter 

Des chevaux sauvages sur les bords de la route

Des chevaux sauvages sur les bords de la route

Petite pose dans un endroit plein de charme

Petite pose dans un endroit plein de charme

La Monument Valley au bout de la route 

La Monument Valley au bout de la route 

On arrive au Gouldings world 

On arrive au Gouldings world 

Près de mon campement 

Près de mon campement 

Mon campement sans personne. Je vais y passer 4 jours et 3 nuits

Mon campement sans personne. Je vais y passer 4 jours et 3 nuits

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La Monument Valley. Enfin

La Monument Valley. Enfin

Quelques indiens vivent dans la vallée 

Quelques indiens vivent dans la vallée 

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D'un côté c'est l'Utah... 

D'un côté c'est l'Utah... 

... De l'autre l'Arizona 

... De l'autre l'Arizona 

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Les Mormons se sont installés dans le coin. C'est marrant des églises au milieu de nul part 

Les Mormons se sont installés dans le coin. C'est marrant des églises au milieu de nul part 

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Fameux tacos Navajo

Fameux tacos Navajo

POT POURRI

Désolé désolé. Je n'ai pas pu poster depuis 3 ou 4 jours. J'étais à la Monument Valley et pas de réseau. Il faut dire que c'est un endroit complètement perdu, dure d'accès mais assez dingue.

Là je suis de retour à Moab pour quelques minutes avant de prendre un avion pour Denver puis un autre pour La et tout ça pour retrouver ce cher Afchin.  

En attendant voilà mes dernières photos de mes derniers jours à Moab

 

Petite route sympa à vélo 

Petite route sympa à vélo 

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Ma chambre d'hôtel, dans son jus... 

Ma chambre d'hôtel, dans son jus... 

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Quelques slutinas entrain de jouer dans la cascade 

Quelques slutinas entrain de jouer dans la cascade 

Ma nouvelle casquette. Elle ne remplace pas le magnifique bandanas des rigolos cependant. À la suite de cette journée j'ai choppé un bon coup de soleil sur la nuque

Ma nouvelle casquette. Elle ne remplace pas le magnifique bandanas des rigolos cependant. À la suite de cette journée j'ai choppé un bon coup de soleil sur la nuque

Ici on adore les sports mécanique. Pleins de gros beaufs qui font du bruit et polluent dans des bagnoles énormes. J'en connais un qui serait raviiiiii

Ici on adore les sports mécanique. Pleins de gros beaufs qui font du bruit et polluent dans des bagnoles énormes. J'en connais un qui serait raviiiiii

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Adieu ma Betty. J'ai retrouvé un acheteur. Pas grand chose mais c'est toujours ça. Ca m'a fait de la peine de m'en séparer. Vraiment. 

Adieu ma Betty. J'ai retrouvé un acheteur. Pas grand chose mais c'est toujours ça. Ca m'a fait de la peine de m'en séparer. Vraiment. 

Avant le départ vers Monument Valley

Avant le départ vers Monument Valley

HOME SWEET HOME

J'ai une fascination pour les petites villes, les maisons américaines. Souvent un bordel sans non. On se demande même comment ça tient debout. Des "jardins" qui ressemblent plus à des terrains vagues ou des débarras en plein air. Souvent sans clôture, une sorte de carré de verdure qui vous appartient, qui a la même taille que le carré du voisin histoire de ne pas faire de jaloux. Tout ce joyeux bordel intégré d'une façon anarchique dans une nature sauvage qui ne demande qu'à reprendre ses droits.

 

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C'EST LA MERDE BLANCHE NEIGE...

J'ai passé la pire nuit de ma vie. J'ai cru que j'allais y passer. Après avoir recherché mon second emplacement de camping sauvage, je me suis installé assez tôt. Vers 14h. Un emplacement moin lugubre que la veille mais qui n'était pas celui désigné par les rangers car je ne l'ai jamais trouvé. Bref, je prends mon temps, prépare mon déjeuner, m'allonge sur la pierre au soleil quand le temps tourne. Le ciel devient gris foncé et le vent fait dangereusement vaciller ma tente. Je rentre dedans pour lui donner du lest. Le vent est violent et sans moi la tente s'envolerai. En plus vu que je me suis installé comme hier sur de la pierre, impossible de mettre des piquets pour tout maintenir. Il est 18h30. Le vent devient vraiment très fort et ne s'est pas arrêté depuis 16h. 20h là c'est carrément des bourrasques, la tente se plie littéralement. J'essaie de maintenir sa structure. Je pousse avec mes pieds avec mes bras. Les tiges qui composent son ossature plient et grincent. Elles vont céder ce n'est qu'une question de minutes ou la toile va se déchirer. J'ai l'impression que c'est une bataille entre le vent et moi. Je ne me sens vraiment pas de taille. Je suis au milieu de nul part, si la tente lache c'est vraiment la merde. Je m'habile pendant une accalmie de quelques minutes. Je n'ai qu'un short et heureusement un duvet. Je mets mes affaires importantes dans un petit sac à dos. Je vais rester au maximum sous ma tente et lorsqu'elle se brisera je ferai le chemin de nuit dans la forêt. Je ne suis pas rassuré par cette solution d'autant qu au visitor center j'ai vu qu'il y avait comme animaux nocturnes des coyottes, des pumas et aussi parfois des ours bruns mais je n ai pas le choix. Le pire c'est qu'il n est que 21h30. Ça fait déjà 3h que je bataille et que le vent ne se calme pas et souffle sans cesse. C'est comme s'il voulait abattre ma tente. Je suis épuisé. J'ai besoin de dormir. Hier j'ai mal dormis. J'était stressé dans cette environnement hostile. Entre 2 moments plus calmes je fait des micros siestes de quelques secondes, minutes. Puis vers 23h c'est l'enfer. Des bourrasques de tous les côtés. La tente se soulève et moi avec. J'appuie de tout mon poids pour qu'elle ne se renverse pas. J'ai vraiment peur. Que vais je faire. Le jour ne va pas arriver avant 6h. À 1h je me décide et appele le 911 pour savoir quoi faire. C'est une tempête et il pleut en plus. Pas de reseau. Rien. Je suis au milieu de nul part seul. Je passe mon temps a pousser, remettre les structures un peu droite même si 5mn après tout est à refaire puis je trouve une position qui me permets de maintenir la tente en restant allongé. Ça semble fonctionner. Le vent est toujours aussi violent, la tente plie mais je la laisse faire avec le vent. Je la soutient juste. Je dors toujours par micro siestes. Je délire un peu. Il est 3h. Plus que 3h et ça ira. 2h même, au pire je resterai dans la nuit noir un peu. J'ai froid. J'ai fain je n ai pas pu manger. Enfin le jour se lève. Le vent s'est arrêté. Il pleut violemment. Je reste dans la tente et range au plus vite mes affaires. Le vent revient. Impossible de démonter la tente dans ces conditions. J'attend. Ça ne se calmera pas. Je ne ferai pas la même erreur qu'hier à attendre pour rien. Je sors de la tente et en me battant contre le vent, en mettant de lourdes pierres, j'arrive a la démonter. Je fourre tout à l arrache et part de ce camp maudit. La pluie a fait gonfler la rivière, pas facile de retrouver mon chemin. Il pleut toujours. Je suis en short. Je retrouve enfin Betty qui m'attend là, toujours fidèle. Je vide toute l eau que j'ai pour nous alléger et fonce au visitor center. À priori j'ai fait des pointes à 50km/h. La montée d'avant est une descente vertigineuse. Il neige maintenant. Mes mains sont gelés mais je suis en vie. J'ai vraiment cru un moment que j'étais allé trop loin et que j'allais le payer. Je me suis dit au pire tu marches dans la nuit et tu retrouveras la route un moment mais avec le vent, le froid, la pluie, la peur surtout c'était vraiment traumatisant. là je prends conscience du truc et je l'écris pour ne pas oublier ce que j'ai ressenti à ce moment. J'ai sorti ma tente dans ma chambre d'hôtel pour la sécher et le son de la toile m a fait grincer des dents. Je pense que cette expérience m a pas mal traumatisée.

Moi au réveil 

Moi au réveil 

Ma tente qui a pas mal souffert, balancé dans un coin

Ma tente qui a pas mal souffert, balancé dans un coin

Quelques arbres ont cassés ou se sont pliés et l'eau a bien monté 

Quelques arbres ont cassés ou se sont pliés et l'eau a bien monté 

CHANGEMENT DE PLAN

Gros article aujourd'hui. Du moins en photos et vidéo. Je ne vais pas vous faire ARCHES sur 1 semaine 😉 si par hasard à la fin de l'article vous voyez un "read more" n'hésitez pas à cliquer dessus. Je dis ça pour certaines personnes qui se reconnaîtrons. Je vous embrasse tous bien fort. 

 

Le mardi 9 avril. Désespoir. Ma montée à Arches qui ne faisait que 40km a été un enfer. Que de la montée. 1000m de dénivelé positif. J'ai eu la chance d'être pris en stop les 15 derniers Km par un type super et sa famille ou ça aurait été très très dure. La nuit au camp de Devils garden fut superbe. Je me suis senti réellement privilégié de pouvoir camper là, au milieu de tant de beauté. J'ai même croisé des biches ou un truc du genre 😉, en revanche le lendemain vu qu'il n'y avait plus de place j'ai du faire du camping sauvage a un remplacement qui m'avait été désigné par les rangers et en effet c'était du méga sauvage. Rien, pas de sentier sur 6km avec mon sac très lourd. Des broussailles très denses à traverser, je me suis perdu plusieurs fois et lorsque j'ai enfin trouver le camp c'était plutôt flippant. J'avais l'impression d'être dans un décor de film d'horreur type "the descent " et qu'il y allait avoir une tribue primitive qui allait venir dans mon sommeil pour m'attaquer. Seul la dedans. J'ai essayé de ne penser à rien de ne rien imaginer. J'ai sorti mes deux couteaux et les ai mis prêt de moi. La nuit passa et le lendemain rebelotte. Nouveau camping sauvage. Plus accessible, plus rassurant mais depuis quelques minutes un vent très fort s'est levé et j'ai peur que ma tente ne s'envole. J'ai du rentrer dedans pour éviter cela. Le temps est mauvais. Je me sens vraiment tout petit. La dernière raffale a fait vaciller ma tente j'ai du la retenir de toutes mes forces et la remettre droite comme j'ai pu. J'ai un énorme souci. Mon dernier trajet à vélo m'a fait prendre conscience que je ne peux avec un vélo tant chargé attaquer des dénivelé si important. La montée est impossible et la descente très dangereuse car je ne suis pas stable et je crains que les freins ne lâchent. J'ai pris la journée pour refaire mon parcours et c'est impossible. Physiquement impossible. Je ne pourrai relier Monument Valley et encore moins Page. Je vais devoir trouver une autre solution. J'espère trouver un moyen de transport jusqu'à Monument valley et un aéroport sur place qui me permette de joindre une ville plus importante.

Mes sauveurs Grant er Jac. 

Mes sauveurs Grant er Jac. 

Mon emplacement de camping. Top

Mon emplacement de camping. Top

Et le camp monté 15 MN après 

Et le camp monté 15 MN après 

Les Bambis. J'étais à 5m d'elles maximum. Très beau moment. 

Les Bambis. J'étais à 5m d'elles maximum. Très beau moment. 

Après mettre tapé 40kg de Matos faut bien en profiter. Spéciale dédicace à la délicieuse fontina fabriquée au Danemark et vendu aux USA

Après mettre tapé 40kg de Matos faut bien en profiter. Spéciale dédicace à la délicieuse fontina fabriquée au Danemark et vendu aux USA

Le soleil se couche. C'est magique

Le soleil se couche. C'est magique

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Petite photo souvenir avec Betty et ma tente

Petite photo souvenir avec Betty et ma tente

Au lever du soleil

Au lever du soleil

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A la recherche de mon campement sauvage

A la recherche de mon campement sauvage

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Vers 6h du matin. Le temps a tourné. 

Vers 6h du matin. Le temps a tourné. 

Avant de partir vers mon 3eme camp. Je suis plutôt naze. Pas trop bien dormis. 

Avant de partir vers mon 3eme camp. Je suis plutôt naze. Pas trop bien dormis. 

ARCHES

Ça y est, c'est le grand départ pour Arches. Il fait beau, je me suis levé tôt, j'ai allégé au maximum mon sac, laissé ce qui n'était pas indispensable. Je passe au super marché faire le plein pour 4 jours. J'ai fait ma liste. Il va me falloir 4 bidons de 3l d'eau et je remplirai aussi ma poche d'eau de 3l ainsi que la gourde de mon vélo 75cl et 2 bouteilles de 75cl, 2 jus de 50cl et 2 bouteilles de lait de 50cl soit dans les 19l de liquide. 19kg en plus. Avec la nourriture peut être 3kg ça me fait 22kg + 17kg de matériel. Soit dans les 40kg à transporter.

J'ai préparé tous mes itinéraires avec Google maps, j'ai regardé les routes, je les ai rentrés dans mon application de GPS. En théorie 40km 3h30 de route d'après Google. Les 10 premiers km furent faciles même si Betty est très chargé. Je le sens, lorsque je doit m'arrêter je dois mettre beaucoup de force pour la maintenir. Heureusement que mon bras s'est bien remis. Arrivé prêt d'arches ça commence a monté durement. Je m'arrête au Visitor Center, demande un back country permit au ranger qui m'explique comment faire. En gros il y a 3 emplacements possibles dans le parc et je ne peux camper que là. Il me fait acheter une carte et également de jolis sacs à crotte : "what you bring with you, you keep it with you". Quels poètes ces américains. J'en prend 3, il semble super heureux. C'est marrant comme ces américains sont de grands gamins qui se prennent au sérieux. Ils ont un côté super flippant. Quand on va dans un restaurant par exemple ils t accueillent avec un enthousiasme qui pour nous européen feint le foutage de gueule. Ils viennent te demander si tu "enjoy your fries" ou si "everything is OK" alors que tu te tapes une fajitas. Tu leur réponds yes et on dirai que c'est le plus beau jour de leur vie. Et ils passent comme ça 2 ou 3 fois pendant le repas. Dans la rue quand ils se croisent c'est des "how are you doinnnnnnnnggggg" tellement appuyés qu'on dirait qu'ils vont avoir un orgasme parce qu'ils ont croisé un voisin ou un collègue de travail. . Le ranger lui il ne rigole pas. Il prend son rôle très au sérieux. Je joue le jeux mais au final ses sacs il peut se les les carrer ou je pense.Je reprend ma route et là c'est la merde. Une montée de ouf. Je dois pousser Betty pendant 6km comme ça. Puis évidemment une descente sur 3km ou je vais à fond pour rattraper le temps perdu et ça repart pour la montée qui n'en fini pas. Je fais environ 15 km comme ça. Je compte à 4km/h j'arriverai au camps vers 19h30 peut être 20h. C'est vraiment l'enfer.

 

 

Betty et moi avant le départ 

Betty et moi avant le départ 

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Mes provisions pour 4 jours... 

Mes provisions pour 4 jours... 

... Et tout chargé sur Betty et sur moi 

... Et tout chargé sur Betty et sur moi 

Les sacs à crotte et la carte

Les sacs à crotte et la carte

Arches

Arches

MILL CREEK RIVER

Voilà un de mes endroits préféré. Je suis venu ici il y a 5 ans, en 2014, et je voulais vraiment y retourner. 

Pour moi cet endroit à un côté magique. Un mélange de nature sauvage, de relaxation avec ce ruisseau qui est constamment là et de mysticisme avec ces peintures rupestre qu'on trouve au hasard d'un sentier. 

Je viens de regarder un peu les vidéos. J'ai pas tout mis mais ça commence à ressembler au film la plage tout ça... J'espère que je ne vais pas devenir fou 😄. En tous cas de mon côté ça va (je pense) 

 

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EN ROUTE VERS MOAB

Adieu Cisco et ses gentilles habitantes (toutes des filles), c'est parti pour Moab. Là je sens vraiment que je suis en Utah. J'ai l'impression d'être dans un dessin animé de Bip bip et le coyotte. Route splendide mais que des montées et des descentes. J'ai l'impression d'être en salle de gym sur un vélo et d'avoir accionné le programme cardio. Je passe par le Dewey bridge, un pont suspendu pas vraiment en super état qui devait être mon lieux de campement pour la veille puis je continue sur une route magique. 

80km au programme. Dans ces conditions ce n'est pas évident. Je me fixe un arrêt dans 20km. J'ai repéré un resto sur la route. J'y arrive épuisé. C'est un hôtel de luxe du coin. Une sorte de ranch spa très à l'américaine avec tipis à l'entrée et tout le folklore des cowboys. L'endroit est chouette, en plein surf le Colorado mais hors de pris. 650$ la nuit sans les taxes. C'est vraiment un pays étrange que je ne comprendrai jamais. Il y a énormément de gens dans une très grande précarité voir pauvreté et à côté de ça des personnes qui vont dépenser de l'argent d'une façon complètement débile. Par exemple dans les galeries d'art de Moab, une croûte infâme qu'on ne mettrai même pas dans ses chiottes, se monnaie 2000$. Enfin j'arrive dans cet hôtel tout crasseux et avec une tronche à faire peur. Je m'installe au resto devant le Colorado et je déguste un des p'us fameux hamburger de ma vie avec 4 verre de coca. En repartant sur la route, il me reste encore 30km, je continue mes montées et descentes. Arrivé enfin à 10km de Moab je m'accorde une pause goûté. Je pose Betty contre un poteau, laisse mon casque sur la selle et pose négligemment mon appareil photo sur le rack arrière. Je reste là une dizaine de minutes et repars. Arrivé à 5km de la ville je me rend compte que je n'ai pas mon appareil photo sur moi. Quelle merde je l'avais laissé sur le rack en effet et je ne me souviens pas de l'avoir repris. Il faut dire que je fonctionne un peu en mode pilote automatique. Je suis complètement vidé. Je rebrousser chemin, me retape 5km de plus et donc encore 5km pour revenir soit 10km en tout pour retrouver mon appareil. Arrivé sur place près du poteau il n'y a rien. Shit...... Je vais devoir regarder sur le chemin s'il est tombé quelque part. Je regagne Betty et là, sur le rack arrière il est là, il n'a pas bougé malgré les bosses de la route, les montées et les descentes. Il a tenu comme par magie. Le truc impossible. En équilibre comme ça. 

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VERS CISCO

La route qui suit est vraiment splendide. Une piste plus qu Une route pendant 35km. Difficile d'exprimer ce que je ressens ici dans cette nature. Je suis heureux. Tellement vivant. Les premiers jours de mon voyages furent un peu déprimant. La solitude, le froid, la ville inhumaine mais depuis hier je suis moi. Je fais parti de tout ça comme un oiseau, une fourmille. La nature m accepte en son sein.

Le temps est superbe. Je me perd une fois seulement ;) un moment je me retrouve après avoir parcouru 40km devant une clôture. Pas possible de faire demi tour il faudrait que je refasse tout le chemin et je ne sais même pas ou trouver une route annexe. Je passe les barbelés, par flemme tire Betty et je casse une de mes sacoches sans m en rendre compte. Sur la route en pleine descente assez rapide elle se décroche de mon vélo et s'expose par terre. Heureusement rien de fragile dedans. J entreprends des réparations sommaire avec un rouleau de gaffer que j'ai pris dans ma trousse de réparation.  Heureusement que j'avais ça. Ça tient mes je roule plus doucement et encore une fois le temps file. J arrive à Cisco. Ville fantôme ou un groupe de touriste c'est arrêté faire des photos. Ils sont sympa ils me ravitaillement en eau. Il faut dire qu avec la chaleur et mon plat lyophilisé qui a nécessité 50cl d'eau, je n'ai plus grand chose et rien à 80km enfin j'ai la solution de boire dans le fleuve avec mon filtre à eau.

À Cisco je fais la connaissance d'Eleen et de Rima sa chienne. Je lui demande si Je peux passer la nuit dans une sorte de petite chambre qu'elle semble louer. C'est ok.

Eleen est vraiment une fille incroyable comme il y a tant de personnes ici, des gens qui ont quitté la civilisation pour autre chose. Elle vient de Chicago et a acheté les terres ici pour rien. Elle avait commencé un commerce de Airbnb mais les hôteliers du coin n'ont pas appréciés cette concurance et se sont débrouillés pour lui interdire de louer son logement. Elle avait commencé à retaper un vieux bus qu'elle souhaitait également transformer en chambre mais là c'est cuit. Elle ne se décourage pas Elle me dit :"Que puis je faire d'autre ? Je N ai que ça à faire par ici. Il faut bien continuer." Je l'aide avec son bus. Elle veut absolument déplacer une estrade pour la placer devant le bus et a besoin de mon aide. Au bout d une heure nous en venons à bout.

À chaque fois que je rentre de voyage on me demande c'était comment ? C'est impossible de raconter. Cest juste des moments de vie. Des moments qui ne sont pas prévu,s des rencontres humaines. Mettre à jour ce blog ça me prend un temps fou mais ça me permet d échanger, de raconter.

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Ma cuisine portable

Ma cuisine portable

Le truc déshydraté

Le truc déshydraté

Et voilà le résultat et franchement c'était pas mauvais. Mais énorme problème ça me fait utiliser 500ml d'eau à chaque repas et c'est un luxe que je ne peux me permettre

Et voilà le résultat et franchement c'était pas mauvais. Mais énorme problème ça me fait utiliser 500ml d'eau à chaque repas et c'est un luxe que je ne peux me permettre

Le beau cadeau des rigolos de l'an passé. Une sorte de bandana fort pratique. Ça me donne un look biker fort virile sur mon vélo.

Le beau cadeau des rigolos de l'an passé. Une sorte de bandana fort pratique. Ça me donne un look biker fort virile sur mon vélo.

Cisco. Habitants : 2 et 1 chien

Cisco. Habitants : 2 et 1 chien

Welcome to Cisco 

Welcome to Cisco 

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Eleen et Rima

Eleen et Rima

Travail fini. En fait elle voulait juste mettre cette grosse estrade devant le bus pour pouvoir y accéder plus facilement... 

Travail fini. En fait elle voulait juste mettre cette grosse estrade devant le bus pour pouvoir y accéder plus facilement... 

Ma chambre pour la nuit

Ma chambre pour la nuit

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1ERE JOURNÉE SUR LA ROUTE ET 1ÈRE NUIT SOUS TENTE

La route à vélo est splendide. Les 30 premiers km c'est une grosse piste cyclable sans personne qui longe le Colorado. Magnifique. Des paysages incroyables. Je prends mon temps, m'arrête manger dans un resto mexican fort sympathique.

La seconde partie du trajet, 50km de plus c'est tout autre chose. Quasiment que de la montée. Pas un truc de fou mais c'est constant. Sans plat, sans descente. Mes jambes souffres. Plus d'énergie à partir du 60eme km. Plus rien. Pas le choix, il faut que j'avance. Je fais 18km de plus est arrive enfin dans le chemin qui doit me mener à mon camp. C'est en effet un vrai chemin de randonnée en terre avec des pierres partout. Je galère pour faire 2km en traînant Betty et en tombant régulièrement.

Je ne vais pas pouvoir rejoindre mon camp pour la nuit. Trop loin. Impossible de le faire en si peut de temps avec mon vélo. J'ai avancé au mieux mais la il faut se résigner. Je me mets donc en quête d'un endroit pour monter mon camp. Je le trouve rapidement, me perds plusieurs fois, attache Betty et monte la tente. Très simple même si mon 1er montage n'est pas parfait. J'ai fait au plus pressé et vu que je n'ai pas de permis c'est du camping sauvage donc interdit et je stress un peu.

Ça y est je suis dans ma tente. Il est 20h. Je n ai pas froid. Je suis en tshirt et caleçon et c'est cool. Ce qui l est moins c'est le bruit qu'elle fait avec le vent. J'ai l'impression qu'il y a des choses dehors qui rôdent et veulent entrer. Enfin j'essaie de ne pas y penser. En tout cas c'est fou d'être ici, dans la nature comme ça.

Demain je partirai tôt. Ce qui m a mis dans la merde c'est aussi le fait de partir tard à cause du ravitaillement.

Il est 20h15 je pense que je ne vais pas tarder à dormir.

Après une nuit agitée je me réveil à 6h. Le soleil n est pas encore levé mais j y vois claire. Quel sentiment de liberté immense. Être là, dans la nature, tout petit dans cette immensité. Vivre en fonction du soleil, du temps. N avoir plus aucun repère humain de civilisation, de temps, de choses à faire à part l'essentiel, vivre.

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LE GRAND DÉPART

Ça y est c'est le grand jour. Je vais partir et commencer l'aventure. De Grand Junction à Moab. Du Colorado à l Utah. 200km en 2 jours. Premier arrêt le Joifflas campground à 100km. Rien de bien spécial mais je ne pouvais couvrir la distance qui me relie à Moab en 1 journée. Ça sera ma première nuit en tente. Première route pour tester mon vélo et moi. Le temps est mauvais. Ça me saoul je n ai pas eu de chance. Gris et froid. Peut être de la pluie en matinée. Ça devrai s'arranger en Utah. 2eme jour se sera le dewey bridge un pont suspendu sur le fleuve Colorado encore un centaine de km puis le 3eme jour j'arriverai à Moab, petite ville animée donnant l'accès à Arches et Canyonlands. Se sera ma base. Ce sera de là que je rayonnerai pour aller faire mes différents trips. Je reviendrai tous les 4 jours en moyenne pour me ravitailler passer une nuit dans un lit et prendre une douche.

Je viens de prendre la route et je fais un arrêt dans un wallmart pour ravitaillement. Premières impressions, Betty tient bien la route. Elle a quand même 24kg au fil et c'est lorsque je monte dessus elle a tendance à faire une légère roue avant mais je pense que je vais la maîtriser. 

 

le petit déjeuner des champions avant la route

le petit déjeuner des champions avant la route

mon équipement 

mon équipement 

ma jolie Betty 

ma jolie Betty 

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GRAND JUNCTION

Arrivé à Grand Junction. Il est 16h45. Le train a pris du retard. Je reste ce soir et demain toute la journée. Mon but est de trouver mon vélo et l'équipement qui doit me permettre de décharger au maximum mon sac à dos et éventuellement de pouvoir prendre avec moi 6 à 9l d'eau. En effet il y a une portion de mon parcours ou il n y a pas d'eau. Même pas de rivière ou en puisser et la purifier. Mais je verrai. Chaque chose en son temps. Déjà je dois absolument trouver ma monture. J'ai fait mes recherches sur Internet pour préparer tout mon parcours. Au jour le jour. Les points d'eau, le ravitaillement, les jours sans douche, l'altitude ou je devrai dormir, les routes a emprunter... Je suis souvent dans des endroits où la ville la plus proche est à 50km donc je ne peux pas improviser.

A peine arrivé et avoir pris possession de ma suite royale dans le plus bel hôtel de la ville je le met donc en route. J'ai repéré 5 magasins de vélos. Évidement ils sont tous très éloignés. Pas de problème j entreprend de tous les visiter. Et c'est parti pour une marche de peut être 10km dans un décor digne d'un film sur la fin du monde. Je ne croise personne. Des grandes avenues parallèles et perpendiculaires et rien. Des maisons étranges, des ordures dans la rue, des chiens qui aboient comme des fous à mon passage.

Après 3 boutiques je commence a stresser. Je n ai pas encore trouver mon vélo et surtout aucune sacoche digne de ce nom pour transporter mes 20kg de matériel. Porter ça sur le dos sur des trajets de parfois 100km ce n est pas possible. Je continue mon périple. J atteri dans une zone commerciale en dehors de la ville. Là je trouve mon bonheur. Ma Betty. C'est elle (oui c'est un vélo femelle) qui me conduira. Je trouve également tout le matos qu'il me faut. Le magasin va fermer. Je repasserai demain pour tout prendre.

La joie de vivre à Grand Junction

La joie de vivre à Grand Junction

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Au moins ici y en a pour tout le monde 

Au moins ici y en a pour tout le monde 

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Ma suite royal à l historic Melrose hotel

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CALIFORNIA ZEPHYR

CALIFORNIA ZEPHYR

Aujourd'hui j'ai pris le California Zephyr. Un train que j'apprécie particulièrement qui va de Chicago à San Francisco. La traversée de l'Ouest. De mon côté je me suis contenté de la partie Denver - Grand Junction. On reste dans le Colorado. 8h de train pour 400km. On est pas dans un TGV mais le train traverse les montagnes rocheuse, Rocky mountains et par moment on rentre littéralement dans la montagne, il est obligé de circuler lentement. C'est assez impressionnant. Le train passe à 3000m d'altitude. De la neige en altitude puis plus on descend plus les paysages commencent à ressembler à ce que je vais voir en Utah. Cliquez sur" read more" ci dessous pour voir la suite

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DENVER

Hier soir je suis donc arrivé à Denver. Il a pas mal neigé la veille. Il fait 2°. Heureusement que j'ai pris des affaires chaudes.

Là où je vais, en Utah le temps devrait être meilleur. C'est plus au sud. À environ 400km.

L'arrivée hier fut un peu pénible. Voyage plutôt long, environ 13h mais je suis heureux d'etre là.

Comme d'habitude le fait d'être seul me fait passer en mode observateur et émotions décuplés. Par rapport à mon dernier passage qui remonte à 4 ou 5 ans je trouve que les choses ont pas mal changés. De nombreuse boutiques vides, pas grand monde dans les rues. Hier soir, samedi c'était vide. Beaucoup de sans abris. Bien plus qu'avant dans cette ville.C'est assez flippant, surtout avec le froid. Le matin je me suis réveillé tôt, vers 5h et en sortant il y en avait pas mal dehors avec rien, dans un froid glacial. Ça m'impressionne toujours autant. On sent vraiment une grande pauvreté. Des gens qui n'ont rien. Ils déambulent pour se réchauffer, ils font des aller retour sans but en restant dans leur périmètre. Il y en a un qui fait sa gym. Il bouge les bras d'une façon saccadé, sans réel sens. Il parle seul, les yeux dans le vide. Ils ne me voient pas. C'est comme des zombis qui marchent sans but et qui partent lorsque les vivants sortent.

À part ça Denver c'est étrange comme ville. À 1609m d'altitude exactement soit 1 mile. On la surnomme donc Mile high city. Climat montagneux. Une des nombreuses villes de la ruée vers l'ouest et de la recherche de l'or. Juste avant les Rocky mountains que je traverserai demain. Une artère principale comme de nombreuses villes américaine qui regroupe les boutiques et les restos puis pas grand chose. Une zone assez préservé qui fait très disney avec de la musique dans les rues, de belles façades et si on va un peu trop loin dans la 16th street c'est la zone d'un coup. Sans transition. Mais chacun reste chez soit. Les riches au nord, les pauvres au sud. 

Ici la nature est très présente. Les américains ont vraiment un goût prononcé pour les sports outdoor et on voit pas mal de joggers, de cyclistes et des gars qui font du kayak sur la rivière qui traverse la ville.

Ce qui est bien c'est que malgré mon look de merde je ne me sens pas mal. Ils sont tous habillés comme moi. C'est vraiment pas le pays du chic.

J'avoue que j'ai hâte de partir dans la nature même si ici je peux profiter du confort de mon hôtel, d'une bonne douche chaude et de repas avec portions américaines et "refill" de coke à volonté.

 

 

Arrivée sous la neige

Arrivée sous la neige

Saturday night fever

Saturday night fever

La grande gastronomie américaine. Ou plutôt mexicaine pour le coup

La grande gastronomie américaine. Ou plutôt mexicaine pour le coup

Denver by night

Denver by night

Au bord de la platte river

Au bord de la platte river

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Homeless près du capitol 

Homeless près du capitol 

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Confluence park

Confluence park

Denver c'est pas très beau... Mais il y a des voitures sur les toits 

Denver c'est pas très beau... Mais il y a des voitures sur les toits 

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AVANT LE DEPART

Salut à vous qui allez me suivre (ou pas...) pendant mon 6eme voyage etatsunien. Cette fois ci l'idée est de revenir vivant bien sûre 😁 mais surtout de m'immerger plus dans la nature, de vivre au rythme du soleil, de retrouver un peu plus mon l'instinct animal et de retrouver les paysages des westerns de mon enfance.

Cette fois ci ce sera une arrivée par Denver, Colorado. Une ville très dynamique, sportive (beaucoup de ski et de montagne) , jeune et la fois, fort sympathique. Mon but est de prendre un train là-bas. Un de ceux que je préfère, qui va de Chicago à San Francisco en traversant les rocheuses et c'est justement cette portion du chemin que je vais faire. De Denver à Grand Junction. Arrivé à Grand Junction j'achèterai un vélo avec des sacoches pour ranger mon matériel et ne rien avoir sur le dos et de là il faudra que je rejoigne Page en Arizona. 

Au cours de mon périple je vais traverser 3 états. Le Colorado, l'Utah et l'Arizona .

Je visiterai essentiellement Arches, Canyonlands, Monument valley que j'essaie d'atteindre depuis un petit moment déjà mais très difficile d'accès sans voiture, j'aimerai y faire un peu de cheval et le Glen canyon ou je compte faire 4 jours de kayak. 

Arches, Utah 

Arches, Utah 

Canyonlands, Utah 

Canyonlands, Utah 

Monument valley, Arizona  

Monument valley, Arizona  

Glen canyon, Arizona 

Glen canyon, Arizona 

et les routes désertes bien sûre 

et les routes désertes bien sûre 


voici mon itinéraire

 

Et là c'est mon matériel. Fidèle ami pendant 37 jours. J'ai tout fait pour être le plus léger possible car je vais me le coltiner pendant 1000km en vélo mais malgré tout mes efforts j'en suis à 14kg pour le sac principal et 4,6kg pour le sac photo / électronique. A cela je devrai ajouter mes 3l d eau quotidienne et ma nouriture que je devrai parfois prévoir pour 4 jours d'avance. 

en vrac...

en vrac...

 ...et tout bien rangé dans les sacs

 ...et tout bien rangé dans les sacs

moi avant le départ 

moi avant le départ